C’est arrivé comme ça, du jour au lendemain, sans que je m’y attende.
Je n’ai pas donné de pot-de-vin, ni proposé mes services en nature pour en arriver là.
La promotion que je viens d’avoir m’a été donnée par simple amitié. C’est fou non ?
Ça m’a fait l’effet d’un petit choc, mais tellement agréable !!!
Avec cette honorable promotion me vient de nouvelles responsabilités (on ne peut y échapper) :
- Tendre mes oreilles, plutôt deux fois qu’une
- Ne plus être dans la lune, surtout le 5 septembre 2009
- Acheter un cahier, des crayons de toutes les couleurs, une règle, et prendre des notes, faire des tableaux, des listes, afin que l’organisation soit optimum
- Penser à tout, même à l’impensable
- Être préventive : élaborer des stratégies afin de pallier à tout évènement
- Être disponible, 24 heures sur 24, et 7 jours sur 7, souriante, et compréhensive
- Réfléchir, trouver des idées, les proposer, et ne jamais faire preuve de susceptibilité si refus il y a
- Ne rien oublier, jamais !
- Accessoirement, être jolie (mais pas blonde, ahhh ça non !)
Bien entendu, j’ai accepté, car je sais que je peux mener à bien cette mission.
Oui, je le peux ! Oui, je le peux !
Néanmoins, toute aide ou conseil est le bienvenu. Je suis novice !
Je vais commencer par affûter mes talons aiguille, car Mesdames et Mesdemoiselles, je vous annonce officiellement que je suis
Demoiselle d’honneur de Miss Caspapesse !
Ayééé je vais encore pleurer…
R.A.V. : Bientôt, un article sur les hommes absents de ma vie. Vous posez trop de questions, je sens qu’il faut que je parle avant que vous me mettiez les inspecteurs aux fesses pour découvrir tout ce que je cache (ou pas).
gnark gnark gnark...
Je veux bien mais je suis occupée moi madame ! Un peu trop ces temps-ci d'ailleurs. Mais je ne m'en plains pas, c'est mieux que de faire du zapping. Sauf que... et bien je n'ai plus vraiment le temps d'écrire, ni même de me faire une manucure.
Bon d'accord, c'est faux, je trouve toujours le temps quand je veux. Pour dire la vérité, je n'ai plus vraiment d'états d'âmes ces derniers temps, ma tête va bien. Et qui dit pas d'états d'âmes dit que les mots restent dans le dico. Mais ne vous inquiétez pas, d'ici dix jours les anglais vont débarquer et je vais de nouveau me poser des milliards de questions existentielles comme : "Pourquoi ma frange pousse si vite ? c'est fatiguant à la fin !"
Mais je pense à vous. Oui oui, je vous le jure. D'ailleurs, alors que cette fantômette, plus connue sous le nom de Casprincesse, me demandait d'étaler ici ma verve, je vous bidouillais une petite surprise. Avant d'aller cliquer sur l'écran que vous voyez ci-bas, je vous demanderais de bien vouloir me lire (question de respect, non mais oh !).
Bon, alors.
Par où commencer...
Oui, c'est ça, le vendredi 15 mai 2009.
Il faisait beau, il faisait chaud à Montréal. Une journée ma-gni-fique ! Surtout que quelques jours plus tôt on avait eu une sorte de tempête de pluie, froide et venteuse brrrrrrr... Donc là, vendredi, ça avait le goût du bonheur de sentir ce soleil sur notre peau, de respirer le lilas, et de regarder la verdure. Alors que j'attendais le bus pour me rendre au métro, je discutais justement de ça avec le vieux monsieur. On était heureux du soleil vous voyez. Oui, vous devez me comprendre je pense... Donc je monte dans le bus, avec mon gros sac de voyageuse sur le dos, celui qui me suit de partout, tout le temps, et qui porte avec lui de merveilleux souvenirs. Trois arrêts plus loin, quelques personnes montent, dont un gars, classe bobo. Tout à fait mon genre. Cheveux noirs frisés, pantalon noir de ville, chemise blanche légèrement négligée, ouverte un peu, je pense même qu'il était légèrement débraillé. Il a une sacoche noire et dans ses mains (seeees maiiiins !!!) un cahier de pages blanches. Il s'installe au fond du bus. Moi je suis devant. Je mets mes écouteurs, il fait beau (je l'ai déjà dit, je sais, mais il y a des jours comme ça où tu te le dis dans ta tête toutes les 10 minutes tellement c'est bon, alors il n'y a pas de raison que vous ne subissiez pas la même chose). Je le regarde un peu, il a l'air très absorbé par son cahier, mais il tapote avec ses doigts. Nerveux peut être. J'ai du Bob Marley dans les oreilles, ça chatouille.
Nous sommes au métro, presque tout le monde descend. Lui aussi. Sur le quai du métro, je me pose près de lui, je suis dans ma tête, c'est toujours comme ça avec la musique, elle envahit mon cerveau, mon corps, je suis dans ma bulle, et observe. Je me fais mon cinéma.
La rame arrive, je monte dans le même wagon, nous sommes face à face, lui assis, moi debout, le sac accoté contre la porte qui reste toujours fermée. Bran Van 3000 chante drinking in L.A. Je bats la mesure avec mes pieds, je dois même me tortiller un peu, j'augmente le son. Plus fort, plus fort, plus fort. Je le regarde. Il est complètement pris par son cahier. Il tapote avec ses doigts sur ses cuisses. Il révise du piano. Il a vraiment de belles mains, pas pour rien qu'il est pianiste. Il me fait de l'effet cet inconnu. C'est rare de ma part d'être vraiment attirée. Je me demande si je ne lui donnerais pas mon adresse e-mail. Comme ça. Mais il ne me regarde pas. Il s'en fout, seul les notes comptent. Je n'ai même pas un stylo sur moi. Zut. Ah bin il part. Moi c'est deux stations plus loin.
J'arrive dans le Vieux. Je précise : le vieux Montréal (on ne sait jamais ce que vous pouvez avoir dans la tête). J'ai l'air d'une touriste avec mon sac de randonneuse. Peut-être, mais moi je sais où je vais. Du moins presque, il me faut un bureau de change. Et manger. J'ai faim. Je trouve tout ça dans le Vieux. Je trouve même du premier coup le bureau de Marie. On mange un peu, on papote, je fais waooow devant sa fenêtre, puis on s'en va vers le stationnement. On embarque, on branche notre ami le GPS, et zou, roule ma poule. On parle, on parle. Il fait beau. D'un coup, un petit silence. Et moi, j'ai un courant d'air qui me passe par la tête. Je me mets à crier : "Youhhhouuuu !!!!!".
Marie sursaute. Zut, je lui ai fait peur. Bin, je suis contente, on s'en va à Newwww Yoork !!!
On fait quelques centaines de kilomètres. Je conduis. Un autre petit silence. Et Marie dit : "Youuuuhouuuu !!!!" Je sursaute. Elle est contente, on s'en va à Newwww Yooooork !!!
Voilà, maintenant, vous pouvez regarder la vidéo et comprendre pourquoi nous sommes des youhouistes.
Il sera au Québec du 8 au 16 juillet.
Putain de -M-erde...
R.A.V. : Marie-l (Marie et mon homographe, à suivre dans ma liste de blogs ici à gauche) a eu deux minutes pour télécharger ses photos du voyage Grossepommien. Désolée mais ce n'est pas mon cas. Depuis que je suis rentrée je n'ai pas eu une seule soirée de disponible et ne peux le faire depuis mon poste au travail. Peut-être vais-je avoir un peu de temps demain en journée, sinon ce sera pour éventuellement dimanche (si d'autres amis ne me kidnappent pas ma soirée).
Dans 72 heures, j'y serai.
Et cette éternelle chanson ne quitte pas mon cerveau.
Y'a rien à faire, elle reste incrustée comme une vieille tâche de cambouis sur mes Converses rouges.
Vivement d'y être pour l'exorciser.
I'm leaving today
I want to be a part of it
New York, New York
These vagabond shoes,
Are longing to stray
Right through the very heart of it
New York, New York
I want to wake up in a city,
That doesn't sleep
And find I'm king of the hill
Top of the heap
These little town blues,
Are melting away
I'm gonna make a brand new start of it
In old New York
If I can make it there,
I'll make it anywhere
It's up to you
New York, New York
Pour que tu comprennes bien, ohhh toi française !!! qui ne vit pas aussi intensément notre printemps (vient pas râler, tu n'as pas nos hivers... non c'est pas pareil, n'essaies même pas... j'ai dit NON), voici un exemple.
Savoure. Siffle. Ris un peu du montage à trois centimes d'anciens francs. Trémousses-toi sur ta chaise de bureau ou dans ta cuisine. Et sers toi un petit rhum.
uuuUUUuuuuUUUuuuuuuuuuUUUuuuUUuuUUUUUuuuuUUUu
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30 happy places and faces from 33mag on Vimeo.
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