Attention les fautes et aux passages du coq à l'âne, au cochon et aux oies.
J'ai juste besoin de venir vous donner quelques nouvelles, des vraies, des longues, avec pleins de mots et non juste un statut.
Ça va super bien. Pour moi. Pour d'autres non, et ça me fout le coeur en miettes. J'ai un couple d'amis qui est sur le point de rompre. Ça fait déjà plusieurs mois que ça sent le roussi et il semblerait que malgré les thérapies et l'amour qu'ils se portent, ils en arrivent à cette décision. C'est un couple que j'idéalisais un peu. Ce sont deux amis. J'ai vraiment mal au coeur pour eux, c'est terrible.
Et ça arrive la même semaine où je célèbre l'amour avec l'Autre couple. C'est ainsi la vie. C'est même souvent comme ça quand on pense : on nous annonce une naissance à quelques jours d'un décès, ta copine te dit qu'elle a pris 5 kilos quand l'autre a réussis à en perdre 3 (et le deux du milieu sont pour ta pomme).
J'ai acheté de nouvelles chaussures pour aller avec ma robe de femme, mais aussi des bijoux, et chose vraiment invraisemblable venant de moi : un vernis à ongles rouge. Ou violine. En fait non, c'est ni l'un ni l'autre, c'est les deux en même temps. Ça a la couleur d'une belle robe d'un bon vin. C'est classe et rock'n roll. Je crois bien que c'est tout a fait moi ça. Mes cheveux sont comme ça aussi depuis vendredi. Ça va vite revirer au roux Fifi Brindacier remarquez.
Ma poignée de porte d'entrée me reste dans les mains depuis hier soir. C'est là que je me sens un peu désespérée de ne pas vivre avec un homme (et de n'avoir presque que des femmes comme voisines). D'ailleurs les hommes en ce moment, je vous le dis pour vrai : c'est inexistant . De toute façon, je n'ai pas le temps, on verra ça quand les feuilles commenceront à tomber.
Hier, allez savoir, mais j'ai beaucoup pensé à mon neveu. Déjà un mois que je l'ai quitté, déjà un mois que je n'ai pas senti son odeur de poupon, déjà un mois que je n'ai pas entendu son rire en jouant avec lui. Il me manque, c'est sûr. Je me sens un peu comme une tatie indigne.
Je dors mal par contre ces temps-ci. Je m'endors tard parce que je veux absolument continuer dans mon bouquin defillequiparledamour, je rêve d'hommes (mais pas sexuellement parlant), du mariage, d'amis, et me réveille souvent vers 4h30/5h du matin. Rassurez-vous, je me rendors de suite. Je mets des plombes à m'extirper du lit le matin, surtout que le menou tout doux est en séance ronronnage face à moi. J'adore ce moment et ne veux jamais l'arrêter.
Dans la continuité des nouvelles futiles, je n'ai vraiment pas envie de cuisiner ces temps-ci. C'est affreux affreux affreux. J'adore manger mais en ce moment, faire des courses et me faire un bon petit plat me semble être une activité de deuxième importance. Que dis-je, quatrième voir cinquième. Le week-end est d'autant pire... Tenez, samedi et dimanche dernier, avant 18h, je n'avais eu le courage que de me faire un bagel tartiné de fromage à la crème. Heureusement que le soir c'était resto miamissime parce que franchement, ça craint.
Que vous dire de plus... Dans 2 jours, je quitte le continent pour vous savez quoi. C'est presque irréel que des fois, une mauvaise pensée me traverse la tête comme quoi je vais me casser la gueule à vélo et ne pourrais donc pas me rendre là-bas. Comme si ce n'était pas possible de vivre ça.
Putain, déjà (excusez ma grossièreté). C'est comme un rêve cette journée à venir. Je crois que je vais être comme lorsque je fume un pétard : tout sourire, sur un nuage où rien ne m'atteint, heureuse, tellement heureuse de vivre.
Je vous reviens bientôt mes Belles, avec des étoiles plein la tête et un coeur de michoko ramolli.
Portez-vous bien.
J'ai peut-être pas de chum ni de voisin mâle, mais j'ai un cousin ! C'est formidable un cousin qui sait tout faire avec ses dix doigts : ça répare la poignée de la porte d'entrée et ça me change le lustre tout moche de la cuisine pour un autre luminaire ni-rouge-ni-violine-les-deux-en-même-temps que Mister Broco m'avait donné il y a quelques mois. En plus, le cousin, il regarde tes murs et il dit : "Bon, c'est quand qu'on la fait ta peinture ?"
Bin quand tu veux cousin !!! Laisse-moi juste le temps de partir marier ma coupine, et peut-être de profiter encore un peu du beau temps sur un voilier.
Ah oui ! Parce qu'aujourd'hui, j'ai appris que l'ami de ma Boss, celui à qui j'avais prêté mon appart à Noël en échange de bons soins pour Saïmon, a un voilier. Moi qui rêve de me faire des ampoules aux doigts en tirant des cordes, cheveux aux vents et jean retroussé, j'ai sauté sur l'occasion en soumettant ma candidature pour être mousse. Il m'a appelé 2 heures plus tard pour me dire "Alors comme ça tu voudrais faire de la voile ?" Euhhhh Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii
Bon, Xcusez, je suis folle comme de la marde si ça se fait vers la fin septembre comme prévu.
Imaginez : C'est l'été indien, il fait 25 degrés, le ciel est bleu, il y a juste quelques nuages qui se dessinent dans le ciel, nous sommes sur un immense lac, et les arbres tout autour arborent leurs plus belles couleurs d'automne. En fin de journée, on jette l'ancre, on ouvre un rosé bien frais, on sort des olives et un paquet de Sun Chips saveur cheddar de campagne. Aaaaaahhhh... BO-NHEUR !
Et là, de suite, je vous arrête, l'ami en question a plus de 45 ans, et sa femme est enceinte. Que ce soit bien clair entre vous zé moi.
Sur ce, je m'en vais me pieuter avec mon livre defillequiparledamour.
Mon frangin m'a transféré tout plein d'émissions françaises que je ne peux voir depuis ma terre étrangère. Je me délecte de "Rendez-vous en terre inconnue" (j'ai braillé comme un veau à l'épisode de Bruno Solo en Mongolie) par exemple.
Ce soir, je me dis "Allez, il te reste un verre de rouge, faut pas gâcher... installe-toi peinarde devant ton ordi et regarde Télé Bistrot". J'me fends la poire, il y a vraiment des perles, sauf que... bin sauf qu'il y en une que je ne comprends pas...
Alors mes soeurs d'un peu de partout, je vous demande de l'aide : la madame avec le tablier vert là... mais qu'est-ce qu'elle dit ?
Comprenez-moi bien, moi aussi j'ai un accent bizarre, je suis bilingue de français, je ne me fous pas d'elle. C'est juste que là bin... j'comprends pô c'patois lô...
Merci les filles.
D'abord, il est rouge, en plus en velours (comme dans mon enfance), et puis il est beau, classiquement beau.
Le hasard fait qu'aujourd'hui il est chez moi. Saïmon aime s'y allonger sur l'accoudoir avec ses grosses mitaines. Je trouve qu'il lui va très bien.
Cet ektorp est un gros souvenir, il détient plusieurs secrets, plusieurs câlins, plusieurs rires. Il est un immense bonheur. Merci !
Un jour Bibi m'invite à la session printanière de sa Bibiboutique. Parce que Bibi a un défaut : elle aime vraiment beaucoup beaucoup les vêtements, les tissus, les matières. Et en plus, elle aime acheter. Mais Bibi, elle n'a pas trop d'argent. Alors elle court les friperies, et passe des heures à chercher les beaux morceaux au milieu de toutes ces vieilleries et autres déguisements à enterrement de vie de célibataire. Elle n'achète pas que pour elle Bibi, elle pense à ses copines, à toutes les femmes. Et quatre fois par an, elle les invite dans sa boutique afin de venir voir ses trouvailles qu'elle nous revend à peu près le même prix qu'elle a payé.
La soirée commence comme cela : on arrive chez Bibi, on met le vin blanc au frigo, on rencontre deux/trois filles en sous-tif à qui on dit bonjour, on pose notre sac, et c'est là que les choses sérieuses commencent. On regarde les fringues, plein de belles petites choses, des trucs chics, des trucs trop grands pour toi qui vont super bien à ta copine Caspéciale, des trucs trop rigolos que tu n'oserais pas porter, des trucs jolis mais non, des trucs waooow c'est fait pour moi. Alors on essaie, on se mate (ça te va trop bien ce petit pull !!! Tiens, essaie cette jupe, ça devrait bien t'aller !), on s'arrête pour boire une coupe de vin, un morceau de fromage, et on discute. On continue à complimenter la fille qui essaie cette jolie petite veste, on boit de nouveau une coupe de vin, on dit à cette autre que non, c'est pas vraiment bien, ça tombe mal. Mmmmm délicieux ce chocolat.
Et puis... et puis il s'est passé quelque chose. On ne se connaissait pas bien mais d'un coup, à force de se regarder, à force de se juger, certaines se sont mis à parler de leurs complexes, de ce qui fait qu'on se sent belle, ou laide, de la valeur que l'on donne à notre corps, de nos seins qui remplissent trop ou pas assez les décolletés, de nos mères, de notre rapport à la nourriture, des magazines de filles qui nous dictent à quoi nous devrions ressembler, des hommes qui finalement nous aiment avec nos complexes si forts, on s'est ouverte franchement. Et c'était bien, c'était vrai, naturel, et ça a fait un bien fou.
Je suis ressortie de chez Bibiboutique un peu pompette, heureuse, avec 3 tee-shirts, une robe, un jean, une paire de bottes, mon trench blanc (que j'adore par ailleurs, car toutes les tâches partent très bien au lavage dans ma Tromm) et 100 $ en moins dans mes poches.
Cet été, je n'ai pu me rendre à la Bibiboutique pour cause d'absence du territoire. Mais cet automne, croyez-moi, j'en ferai encore partie !
Je vous partage donc quelques chansons souvenirs, question de...
Oui, question de... juste pour partager.
Tout d'abord, une découverte, alors que je savourais mon sandwich polonais :
Davy Sicard. Réunionais.
Cette chanson se rapproche de mon article précédent.
Ensuite, Zong, eux aussi Réunionais (mais des zoreilles à mon avis).
Je les avais déjà rencontré il y 3 ans, ici-même (puisque je n'ai jamais été foutue de foutre les pieds à La Réunion, malgré un billet aller simple acheté -et jamais utilisé donc-, et une deuxième envie d'aller m'y installer qui n'a jamais aboutie, la troisième, c'est la bonne !). J'avais même bu une bière avec eux pis tout, ils dormaient dans l'appart meublé que mes boys louent. Bref, on s'en fout. Leur style est... comment dire... complètement déjanté, entre l'électro, le rock et quelques airs créoles (certaines de leurs chansons sont en créole d'ailleurs). Bon, perso, avec un coup dans le nez, j'adore danser là dessus.
Il y a aussi des pendentifs, tous plus beaux les uns que les autres. On se met à essayer les bagues, on y reste une bonne demi-heure alors que mignon neveu gnagnatise dans sa poussette.
Il me revient à l'esprit la conversation que nous avions un jour avec Caspourbientôt : ici, en Amérique du nord, comme dans d'autres pays en ce monde, les habitants sont fiers de leur patrie, exposent leur drapeau devant leur maison et chantent leur hymne à tue-tête le jour de leur fête nationale. En France non. On le remarque quand on vit loin. Le drapeau, on l'a acheté pour la coupe du monde 98, à la limite, on l'a pour son bâteau. Jamais on ne s'amuserait à le faire flotter sous nos fenêtres de cuisine. Bien trop peur de se faire huer par le voisinage, pensant que vous faites parti du éfène. Chanter la Marseillaise ? Que si nous sommes champions. Et pourtant... je dois vous avouer que j'ai une sacrée fierté d'être française. C'est beau la France, c'est riche en culture, en traditions, en histoire. Je ne suis pas forcément fière de ce que devient mon beau pays, mais je suis fière de mes origines, même si je m'en cache un peu.
Mais lorsque j'ai vu cette bague, des souvenirs sont montés en moi :
Je me suis revue en train de compter ces petites pièces pour m'acheter des fraises tagada et des Chupa Chups chocolat-vanille à la boulangerie. Je me suis revue m'en séparer pour passer à l'euro. Et j'ai revu Marianne. Ce symbole de la France, de la femme révolutionnaire, celle dont j'ai appris en 1989 qu'elle représentait les trois valeurs fondamentales de notre république : la liberté, l'égalité et la fraternité.
Je me suis alors dit que ce serait un beau clin d'oeil de la porter fièrement à mon doigt.
J'ai longuement hésité entre plusieurs modèles, mais celle-ci avait un petit truc en plus. Tout d'abord, Marianne est ici debout contrairement aux pièces jaunes. Elle est en marche vers la liberté, cheveux aux vents, dynamique. Et cette bague là n'était pas parfaite, elle manque de polissage, elle est un peu grise. Je la trouve encore plus jolie comme ça, elle ressemble plus à ce que j'ai connu, ses imperfections faisant ressortir ses contours. J'aime ce qui est imparfait, ça me rejoint.
Je suis touchée de voir que cette pièce, frappée en 1976, a du passer par des millions de mains, pour acheter une baguette, le journal du dimanche et des fraises tagada.
Pour couronner le tout, j'ai trouvé hier dans ma friperie de quartier, un béret noir. Il n'est pas aussi beau que celui que portait mon grand-père, mais il me donnera, encore une fois, une certaine identité.
Par contre, je le jure, je ne porterai pas tout cela avec en plus une baguette sous le bras. Le cliché tue le style.
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