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M a volé de la lecture

J'ai passé une bonne partie de ma journée dans une grotte
où ronflait une machine, à dupliquer des scénarios.
Ça m'emmerde, mais je dois le faire.

Comme je n'aime pas m'emmerder, j'essaie de prendre un peu
de plaisir. Alors j'assouvis ma curiosité. Je lis, je fouine.

Et je tombe sur une lettre de présentation. Le genre de lettre
qui t'assassine directement dans le coeur de par ses mots.
Violents. Ardents. Crus.
C'est rare dans une lettre qui veut flatter un jury.

J'ai donc feuilleté le reste.
Finalement, j'ai pris le dossier sous le bras.
Dans le métro, j'étais tellement absorbée par le scénario que je me
suis trompée lors du changement, reprenant le même à sens inverse.

C'est encore une de ces belles histoires.
Une de celles qui parle d'amour. Pas le grand amour au bord de l'océan
déchaîné, non, l'amour de la vie, de soi, des autres, du vent et du temps.
L'histoire vraie d'un type à qui il reste deux heures avant de savoir s'il sera vivant pour encore un petit bout ou mort. C'est sûr que ça change tout de savoir cela. C'est sûr que ça change tout quand on prend pleinement conscience que nous allons mourir. C'est sûr que ça change tout lorsqu'on souffre et que chaque jour est compté. Il devient urgent de vivre tout à coup. Vite. Bien. Laisser une trace. Faire quelque chose, n'importe quoi et mieux encore, pour "déjouer et humaniser encore et pour toujours notre ami la mort" (ce sont ses mots).

Si le scénario en vaut la lecture, le traitement cinématographique projeté vaudra certainement un film poignant. Le style de documenteur, ou plutôt de docu-fiction dans ce cas-ci, viendra une fois de plus me chercher au fond de mes entrailles, mêlant la réalité, la vie brute, aux fantasmes, à ce qu'on aimerait être et vivre.
En vous disant cela, vous comprendrez peut-être un peu mieux pourquoi quelquefois mon style d'écriture vous donne l'impression de vous perdre entre ce que je vis vraiment et ce qui est juste là pour la forme, le beau, l'imaginaire, pour l'agréable ou l'aspect caustique.

J'ai hâte maintenant.
Le personnage à la vraie vie attaquée est 8ème sur la liste d'attente. Greffe des poumons. Oui, deux. Fibrose kystique. 34 ans. Beau comme un coeur.
Soit il meurt avant et le scénario sera définitivement changé.
Soit on l'appelle, et commence alors les deux heures de documentaire à vif avant le billard, avant la croisée des chemins.

Je vis dans un polar.

Je vous en reparlerai dans 2 ans, lorsque le film sera en salle.
Peut-être avant, si la chance est avec lui.

7 becs michokotés:

Coucou!
Tres joli comment tu le raconte.
Pas sûre de te suivre entièrement: le tournage se fera au cours des deux heures avant l'opération, si poumons disponibles il y a?
2 poumons... ça rappelle l'importance de signer sa carte orange!
Ça me fait penser à un film avec Will Smith que j'ai vu dans l'avion... 7 pounds je crois.
Bon, c'est pas tout ça: faut se bouger!
Bonne journée...
PS: joli le truc de la machine a photo, moi j'arrive pas à le faire fonctionner sur mac!
PS2: je pourrais me la pêter et dire
PREM'S!!!

24 avril 2009 à 07:04  

J'adore ton charisme. J'aime te voir t'intéresser aux autres comme ça. Malheureusement je ne peux pas en dire autant. En ce moment, je fuis comme la peste les infos, qu'elles soient d'ici ou d'ailleurs, avec tous leurs lots de bad news. Le moral oscille entre le pire et tout va aller mieux bientôt. Et paradoxalement, j'arrive quand même à faire la part des choses, c'est à dire qu'on est 2, qu'on est en bonne santé, que j'ai un taf sûr, qu'on a un toit sur la tête payé....
Mais bon! Je zappe, je zappe en permanence, à la recherche de film comiques et/ou débiles même. On se protège comme on peut...
Gros becs, ma belle

25 avril 2009 à 02:32  

Des fois jeme dis que c'est genial de bosser dans un domaine artistique, on est confronte a l'intelligence, a la beaute, a l'audace de certains artistes. Ce "scenario" a l'air prometteur. Triste, poignant, mais peut-etre porteur de tellement d'espoir.
J'espere que ce docu-fiction se fera, que le personnage vivra son happy end. Parce que greffe des poumons a 34 ans, ca laisse sans voix. Si seulement tout le monde avait sa carte de donneur... Peut-etre qu'un film comme ca changerait les mentalites.
Kisses
PS:Je ne sais pas comment vous faites toutes pour etre super jolies avec cette maudite photocabine, je ne dois vraiment pas etre photogenique!!!

25 avril 2009 à 18:49  

Je te lis toujours, même si je ne laisse pas toujours de com…
Tes posts sont toujours aussi beaux. Raconte nous vite l'histoire de cet homme…

Bisous

26 avril 2009 à 15:02  

Quel suspens!! Moi j'aime beaucoup ton style d'écriture, j'aime en fait que les mots soient choisis subtilement ne dévoilent pas tout en laissant entrevoir autre chose...Ta réalité n'en est que plus jolie!
Bises

29 avril 2009 à 01:59  

Vivement qu'on connaisse la suite en espérant qu'elle soit bonne....
Ce week end j'ai pensé à toi en mangeant un morceau de pogne ;-)
Bisous

29 avril 2009 à 07:03  

J'adore ta façon de ns livrer tes articles.
C'est tjs agréable à lire, continue Mandy!
Bisous
auré

29 avril 2009 à 10:28  

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