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Ceux là (surtout lui)


Les zommes. Ceux avec du poil au torse et des yeux qui brillent quand se pointe un décolleté. Je reste floue lorsque je vous parle de mes relations avec ce genre d'humains.
Mais qu'est-ce que je pourrais bien vous en dire... Le pianiste, je vous ai tout dit. Tout. Dans les moindres détails, je ne peux faire plus. Quand aux autres... et bien il y en a pas d'autres.


À part monsieur brocoli, ok. Ça fait un an que ça a commencé, vous le savez. Il y a un an, on s'est rencontré dans un parc, près de Félix, le grand, Leclerc. Pendant plusieurs mois, on a beaucoup parlé grâce au chat, on s'est peu vu, on a trop bu, on a glissé de temps en temps dans les bras l'un de l'autre. Je me suis posé beaucoup de questions, sur moi surtout, sur ce que je ressentais sur lui, sur ce qu'il ressentait pour moi, sur ce que nous vivions, sur ce que nous ferons. Puis l'hiver est arrivé, et vers la fin de celui-ci, on avait froid, alors on a pris l'habitude de se réchauffer plus souvent. J'ai compris que nous pouvions partager la même couverture sans prendre d'assurance. Entre nous, c'était possible, à ma plus gr
ande suprise. Je ne me pensais pas capable de vivre sereinement dans cette relation, peur d'avoir mal, peur de de ne pas me respecter.
Mais c'était clair, ma meilleure amie, ma conscience longuement interrogée, me l'avait dit franchement : je ne suis pas amoureuse, ce n'est pas ça, ce n'est pas lui. Pour autant, je savais depuis de longs mois que j'avais quelque chose à vivre avec lui, j'en étais persuadée, je savais qu'il n'était pas entré dans ma vie pour rien. C'était évident.

Depuis, nous continuons à nous voir, en toute liberté, en toute amitié. On partage des animaux morts dans notre assiette, des coupes de vin à n'en plus finir, des 24 images par secondes, et des nuits agitées dans ses draps blancs sans poil de chat sous peine d'obstruction de ses voies respiratoires. On est bien là dedans, on ne parle jamais de nous, c'est un pronom personnel qui n'existe pas dans notre langue.
Dans 15 jours, notre relation se limitera à deux écrans d'ordinateur, il partira po
ur au moins un an à plusieurs milliers de kilomètres près de la plupart de vous toutes. C'est bien, la fin est plus jolie comme ça. Pas de troisième personne venue faire un jaloux, pas d'ennui de la situation, c'est la fin des vacances, on repart au boulot et puis c'est tout.

Je sais maintenant. Je sais que je ne suis pas une dépendante affective qui cherche quelqu'un à tout prix pour être heureuse, je sais que je peux m'interroger vraiment sur ce que JE ressens, je sais vivre avant tout pour moi et profiter des bonheurs de la vie pleinement sans me soucier de ce que l'autre pense de moi, je sais de plus en plus qui je suis et vers où je veux aller même si je ne sais pas avec qui ce sera. En tout cas, je fais tout pour ne pas me laisser embarquer par la spirale du temps qui passe et je me suis fait un ami.

Certes, je vais certainement pleurer la dernière fois que je le verrai, mais jamais je ne me remercierai autant d'avoir suivi mon instinct et monsieur brocoli de m'avoir apporté cette connaissance de moi même. Cette histoire marquera un tournant dans ma vie sentimentale. Je peux lui dire merci à monsieur brocoli.

Et après... tout reste à écrire. Je vois autour de moi des gens qui s'aiment, qui se marient, qui se trouvent, qui se déchirent, qui souffrent. Tout va si vite. En quelques mois, tout peut changer, en quelques semaines, en quelques secondes, en un regard ou en un mot.
Entre nous, stratégiquement parlant, j'aimerais que ces changements m'arrivent à l'automne. Parce que la lumière est belle, parce que je ressortirai mes bottes et que je serai encore bronzée, parce qu'il recommencera à faire un peu frisquet. Ce serait parfait.

En attendant, je regarde devant, je vis, et je caresse l'idée de ce moment à venir.

7 becs michokotés:

Il est vraiment chouette ce post et la photo qui va avec encore plus !
J'aimerais avoir ta sérénité...
Gros bisous

8 juin 2009 à 15:11  

j'aime ta facon de penser
tu as fait du chemin et tu sais ce que tu veux
moi j'en suis encore loin !

oui c'est bien la Zelie passionnee des requins dont je parle
pas de blog a ma connaissance... mais elle passe de temps en temps me voir... je crois !
je ne savais pas que tu l'avais rencontree !

j'adore les voyages !
faut que je m'occupe de ma venue en octobre, faut que je vois avec Marie

bizzzzs

8 juin 2009 à 16:47  

Toutes ces étapes que tu as franchi dernièrement ne sont pas vaines, la preuve en est que ton article prouve bien tout le chemin que tu as parcouru. Cette acceptation et cette certitude que tu as au fond de toi sont de merveilleux atouts!
Je suis d'accord pour l'automne... c'est une très belle saison pour faire une belle rencontre.
Je t'embrasse

9 juin 2009 à 03:01  

Oui autour de nous des gens s'aiment se déchirent et font "semblant" aussi.
Merci de ns avr narré ta vie affective de ces derniers tps;
Ton histoire avec Mr brocoli est mienne, je vis un peu près la même chose. Je t'en avai plus au moins parlé en Mp sur auf....
Je n'ai qu'une chose à rajouter: sois heureuse et profite....l'avenir ns tend les bras.
Bisous
auré

9 juin 2009 à 07:50  

heureuse de tse snetir si sereine.

PS: t'as trop de la chance d'être demoiselle d'honneur , depuis que je suis mariages-addict (c'est à dire depuis le mien ;-) ), c'est mon rêve.

10 juin 2009 à 01:40  

c'est beau la manière dont tu introspectives. C'est une grande force, tu réorganises ton "toi", tout se ranges, tout prend place, tu parviens à dégager le sol petit à petit et à travers ton chemin progressivement. Je t'admire, je te souhaites un automne placé sous le signe de l'amour, cette fois-ci.
de grooooos bizoo

10 juin 2009 à 08:42  

Pff, trop nul de ne pas pouvoir laisser de comm' depuis le bureau, a chaque fois je lis ton post et je me dis que je laisserai un comm la soir et puis l'oublie... Desolee!

En fait, Monsieur Brocoli est un peu ton "rebound guy", celui qui te fait oublier une histoire d'amour douloureuse et te permet de te projeter dans de nouvelles aventures sentimentales mais avec qui tu sais que tu ne vas rien construire. Et d'apres ce que je lis ici, c'est parfait, c'est exactement ca qu'il te fallait. Grace a lui, tu as pu te reconstruire, (re)decouvrir que tu etais une fille qui en valait la peine, apprendre que tu peux etre heureuse avec toi-meme sans avoir forcement besoin de quelqu'un. C'est un grand pas, et je te lis plus epanouie ces temps-ci, meme si je ne te "connais" par tes blogs que depuis quelques annees (en fait quelques mois mais comme j'ai lu TOUS les posts de ton precedent blog ;o)...)

J'espere juste qu'une fois ces milliers de kilometres entre vous deux, ton esprit feu-follet ne se mettra pas a revasser, a enjoliver, a imaginer ce qui n'est pas. Relis alors ce post, et souviens-toi que non, ce n'est pas lui, "the one" (ou au moins l'un des "the ones").
Lui, c'est un tremplin vers des choses encore meilleures, qui arriveront aussi a l'automne j'espere, quand tu seras bronzee, sereine, regeneree et que la couleur des feuilles mettra en valeur tes cheveux.

Tu es heureuse et le bonheur attire le bonheur... C'est tout ce que je te souhaite.

XOXO

10 juin 2009 à 19:05  

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